Tous les joueurs sont unanimes : indoor et rapide. Pour affronter les Espagnols, les Français ont choisi de jouer en salle et sur une surface rapide. En indoor, les Bleus ont connu leurs meilleurs résultats à l'image de Jo-Wilfried Tsonga, vainqueur à Bercy et Marseille en 2009 notamment, de Gilles Simon, finaliste à Madrid en 2008 avec une victoire contre Rafael Nadal, ou de Gaël Monfils, vainqueur à Metz et finaliste à Bercy l'an dernier. Du côté des Espagnols, Rafael Nadal n'a jamais connu d'excellents résultats en indoor et ses coéquipiers, Fernando Verdasco, David Ferrer ou Juan Carlos Ferrero, sont moins à l'aise sur une surface très rapide. « Sur dur en salle, nous avons obtenu nos meilleurs résultats, résume Gilles Simon. De leur côté, c'est l'endroit où ils brillent le moins. »
Sur la vitesse de la surface, les discussions se poursuivent. «On attend un peu pour savoir la rapidité de la surface. On en est en train d'en parler, souligne Gaël Monfils. Pour la ville, on peut jouer n'importe où, mais l'important, c'est de gagner (sourires). » L'équipe de France a décidé d'adapter la vitesse de la surface au dernier moment par rapport à la forme des joueurs. «La surface sera similaire à celle de Toulon avec un rebond plus bas. En prenant une telle surface, on se laisse le choix de pouvoir ralentir ou accélérer le court en fonction du grain à quinze jours du début de la rencontre, précise le capitaine, Guy Forget. Les joueurs sont partagés, certains veulent des choses plus rapides, d'autres plus lentes. On choisira en fonction de la forme des uns et des autres à quinze jours du match.»
Si les joueurs ont choisi les conditions de jeu, la Fédération doit maintenant recevoir les propositions des Ligues intéressées pour accueillir ce quart de finale du 9 au 11 juillet. L'intérêt est évident, les possibilités sont réduites. Les grandes salles ne sont pas légion en France. L'invité est prestigieux et nécessite une certaine capacité d'accueil. Seul Bercy permet de voir plus de 10 000 personnes déferler. Encore faut-il que la salle soit libre... Devant cette pénurie, Guy Forget lance un appel : «Je fais appel à tous les maires de toutes les communes de France qui sont susceptibles d'avoir un beau Palais des sports pour nous accueillir. On est à la recherche d'une salle pour jouer ce match. Quand on voit Winston-Salem où on a joué contre les Etats-Unis, c'est la 150e ville américaine et il y avait une salle de 18 000 places couvertes. On n'en a même pas une seule en France. Je sais que certaines villes sont en train de construire des salles, mais ce ne sera pas prêt pour ce match. On espère qu'il y aura des municipalités qui vont vraiment s'engager dans des vrais projets d'envergure. Quand on voit nos équipes en hand ou en basket, c'est vraiment dramatique qu'on ne puisse pas en faire profiter un maximum de gens. A Toulon, si on avait eu une salle de 10 000 places, on l'aurait remplie pendant trois jours. » S.D., à Toulon

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