Byron Kelleher, c'est bien évidemment un physique de taureau. Mais c'est aussi un sourire de filou. Le genre a toujours avoir un coup d'avance quelle que soit la situation. Après la victoire de Toulouse sur Biarritz en Coupe d'Europe (21-19), il promène son air goguenard, des étoiles plein les yeux. Malgré un deuxième titre avec Toulouse pour sa troisième saison en Rouge et Noir, l'ancien All Black n'est pas blasé par ce qui lui arrive. « Il nous reste encore à faire le doublé, lâche-t-il dans un éclat de rire. Mais pour l'instant, je veux profiter pleinement de ce titre et du fait de faire partie d'une grande équipe. Et je sais à quel point ce titre est important à Toulouse car la dernière victoire remontait à cinq ans ».
Arrivé en trombe en Haute-Garonne, le demi de mêlée néo-zélandais jouait dans un registre peu commun de neuvième avant. Un jeu tout en puissance et en prise de décisions individuelles qui en avait fait rapidement le chouchou des Toulousains. Mais aussi spectaculaire était-elle, sa façon de jouer avait aussi ses limites. Alors Byron Kelleher s'est remis en question. Et il a changé. « Ma réussite lors de ma première saison à Toulouse était un peu inattendue. Maintenant, je pense que je suis plus au service du collectif. Saison après saison, j'ai un peu plus regardé ce qui se passait autour de moi et je me suis adapté. Physiquement aussi. J'ai perdu six kilos. Je me suis plus impliqué dans l'aspect tactique du jeu toulousain. Je cherche moins à faire la différence et je suis plus devenu un joueur de relais. J'organise plus le jeu autour de moi. Vous savez, on peut toujours devenir un meilleur joueur que ce que l'on est ». - Bertrand LAGACHERIE, à Saint-Denis

Pour Alain Penaud, les Brivistes, tombeurs de Perpignan et Toulon, peuvent réaliser de...
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