Interrogé par L'Equipe TV sur la situation actuelle de l'OL, leader de la L1, mais avec un niveau de jeu qui a rarement été aussi peu impressionnant, l'entraîneur Claude Puel consent quelques ratés. Mais il reste convaincu que la situation actuelle obéit à ce qu'il avait prévu et pense surtout que les critiques sur le jeu de son équipe sont en partie infondées. Nous reproduisons ici cet entretien, à la veille du déplacement de Lyon à Nice.
« Claude Puel, pourquoi cette saison, Lyon domine-t-il moins le championnat ?
(Rires). C'est un ensemble de choses. Lyon, pour moi, est sur une année de transition. C'est la difficulté. Quand on construit, il y a automatiquement du retard à l'allumage, on régresse, on progresse... Cela fait partie de l'apprentissage. Et à Lyon, cette perspective est difficile parce qu'on est dans l'obligation de résultat.
Cela vous tracasse, notamment dans l'évaluation de votre cas personnel ?
Je ne me pose pas ce genre de questions. Je suis là pour apporter, pour donner, pour faire progresser une équipe, les joueurs individuellement, puis collectivement. Je considère - et je le dis depuis le début - que les clubs travaillent bien en France. Que la marge qu'avait Lyon s'est amenuisée et que c'est plus Lyon et les autres. C'est Lyon parmi les autres.
Comment prenez-vous les critiques qui peuvent s'abattre sur votre jeu frileux, moins porté sur l'avant ? On dit que Lyon ressemble à Lille. Cela vous touche ?
Non parce que je le considère pas... (il passe à autre chose). Par moments, c'est vrai, on n'a pas été très bons. A d'autres, on a été performants. Quand je ne trouve pas les commentaires objectifs, je zappe. On formalise toujours sur du négatif, parce que c'est Lyon. On termine par exemple deuxième attaque de Ligue des champions sur la phase de poules, en comptant toutes les équipes en présence, avec le plus grand nombre de corners, de frappes au but. Cela montre déjà de l'intention de jeu. Mais à l'arrivée, on stigmatise : ''Mais oui, mais non, vous êtes la plus mauvaise défense.'' Moi, j'ai envie de toujours rester sur positif. Et puis, à Monaco, on a terminé champions avec la meilleure attaque et la meilleure défense (en 2000). A Lille, avec une équipe qui au départ n'avait pas de gros moyens, on a terminé deuxième attaque et deuxième défense du Championnat. On a fait des matches de grosse qualité en Ligue des champions et ce n'est pas en jouant petit bras qu'on réalise de telles performances. Il faut laisser dire. Ce qui compte, c'est ce qui se passe à la fin. L'année dernière, Lyon a été champion à la dernière journée. Voilà, on fait les comptes en fin de saison. »
Recueilli à Lyon par France PIERRON

Comme chaque jour, retrouvez la chronique vidéo de Didier Roustan. Pour sa dernière de la...
Mise à jour de votre statutVotre statut a bien été modifié et est désormais visible par tout vos amis. |
||