

Dans l'ensemble décevants en individuels, les escrimeurs français sont bien partis pour se racheter lorsqu'il s'agit de s'exprimer par équipes. Vendredi en effet, les sabreuses et les fleurettistes tricolores ont apporté à la France ses deux premières médailles d'or aux championnats du monde de Saint-Pétersbourg. Le bilan tricolore est désormais riche de cinq médailles dont deux d'or, et la France, sixième hier, pointe en tête du tableau des médailles avec l'Allemagne
Les dames avaient ouvert le bal au sabre. Tout au long de la journée, Anne-Lise Touya (Photo L'Equipe), Carole Vergne, Léonore Perrus et Cécile Argiolas ont dominé leur adversaire pour faire face en finale aux redoutables Ukrainiennes. En juillet en finale des championnats d'Europe de Gand, l'affiche avait donné lieu à un match très serré, remporté d'une touche par la France. Contre toute attente, vendredi, le duel a tourné court, les Françaises surclassant rapidement leurs adversaires pour finalement s'imposer (45-32). Contre la Corée du Sud puis la Russie en quart et en demie (45-40), et même lors du premier tour face au Venezuela (45-35), la France avait plus souffert.
«La finale était un match plus facile au score mais personnellement, c'était le plus dur», assure pourtant Léonore Perrus. «Tant que la quarante-cinquième touche n'était pas marquée, je n'étais pas sereine, confirme Anne-Lise Touya. La première victoire, c'était sur la Russie (en demi-finales) parce qu'elle jouait chez elle et que le score était serré. On avait déjà gagné un peu. Maintenant, on sait ce qu'il nous reste à faire. Le plus dur, c'est l'année prochaine. On est bien centrées sur les jeux Olympiques depuis plusieurs mois. L'objectif, c'est vraiment Pékin.»
Si les sabreuses sont presque assurées d'aller en Chine, il n'en est rien pour les fleurettistes français, l'épreuve par équipe n'étant pas inscrit au programme des Jeux. Cela n'a pas empêché Brice Guyart, Erwann Le Péchoux, Nicolas Beaudan et Marcel Marcilloux d'aller décrocher le titre avec enthousiasme. Tout au long de la journée, les fleurettistes tricolores ont démontré qu'ils restaient bien les meilleurs du monde par équipe, en ne concédant jamais plus que 32 touches lors de leurs confrontations. En finale, l'Allemagne n'a pas fait exception en s'inclinant 45-32 au terme d'une rencontre à sens unique. En remportant une troisième victoire consécutive en championnat du monde, les fleurettistes français réussissent un exploit inédit dans l'histoire de l'escrime française. (Avec AFP)

